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Le 16 octobre 2005
Salon du livre de l'Outre-mer, à Paris.

 

Par une douce après-midi d'automne parisien, Michel Cadence (Mémoires d'un fétiche barbu, Ndzé, 2005) et la romancière et nouvelliste béninoise, Adélaïde Fassinou (Toute une vie ne suffirait pas pour en parler, L'Harmattan) sont venus assister au "jeu de miroirs Outre-mer Afrique".

La visite commence bien. Lecture par la comédienne Marie-Noelle Eusèbe d'un texte très fort de Gisèle Pineau (Fleur de barbarie, Mercure de France, 2005), sous les lustres et les ors de la République.

Puis, on se rend au débat littéraire où on retrouve Khadi Hane (Il y en a trop dans les rues de Paris, Ndzé, 2005).

 

Mais chut! Le débat va commencer... par un balai de la chaise musicale. L'animateur, bonhomme, ne se rend pas compte qu'il vient de perdre toute autorité.
Y a-t-il un lien de filiation entre les littératures antillaise et d'Afrique noire? La question est intéressante, et les débatteurs sont à priori bien choisis pour en parler, comme Abdourhaman Wabéri (Transit, Gallimard, 2003)...
... ou encore Alain Mabanckou (Verre cassé, le Seuil, 2005), et Ernest Pépin (Cantique des tourterelles, Ecritures, 2004). Quand vient le tour une romancière qui publie pour la première fois, elle déclare : "Je n'ai pas fait quatre heures de train depuis Saint-Etienne pour parler de littérature, mais je suis ici pour parler de mon livre." Elle exige une lecture. Consternante. Heureusement, elle avait avoué au début : "Ce n'est pas mon meilleur manuscrit". Ouf pour les autres!

Vite, allons nous aérer les idées dans les beaux jardins du ministère...
Puis visiter la librairie où on retrouve Gisèle Pineau en grande discussion avec Alain Mabanckou à la table des dédicaces.

*Photos Elimane Ched

LES REACTIONS

FADEL nous écrit:
Je ne savais pas qu'il y avait autant d'auteurs de l'autre côté de ma mer Atlantique; il y en a qui se prennent pour des Papes d'écrivains "outre merde" et les autres célèbres inconnus d'ici... Suis bien contente de la réaction de cette écrivaine, elle n'est pas venue causer salon mais pour parler de ce qu'elle écrit car écrire ce n'est pas comme vendre des cacahuètes; seuls ceux qui se consacrent à ça peuvent en causer... Salut.
MBA nous écrit:
Pourquoi vous n'appelez pas un chat un chat et cette "écrivaine" par son nom : Léonora Miano ? Elle a quitté l'Afrique il y a 14 ans, et elle ne la connaît plus qu'à travers ce qu'elle voit à la télé en France. En plus, dire que les africains sont des primitifs cannibales, ça fait vendre. Même si on vend ses frères... Je ne suis pas le seul à le dire, voici le résumé critique que le site des femmes écrivains d'Afrique en dit : "«La guerre civile ravage le pays. Un soir, les miliciens envahissent le village : ils veulent des garçons pour grossir leur armée, et des filles pour la troupe. » (Quatrième de couverture) ... Les pires atrocités s'ensuivent et le vieux cliché de l'Africain cannibale est remis au goût du jour. On le regrettera vivement".

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