Apprentissage de la mémoire
(2008)
L’immigration vécue comme un
autobannissement en réponse au désespoir :
Je suis parti
Au fond, pour ne plus revenir
Et ne savoir rester ailleurs non plus
L’exil, disait mon père, l’asile
On n’en sort jamais vraiment
Nuit de cristal (1995)
-
La révolution, comme Chronos, est un ogre
qui dévore ses propres enfants :
- Aurelia : Est-ce vrai ce qu’on raconte ? Le
docteur me l’a dit… que bientôt…
Caligula : …que bientôt je pourrais redevenir premier ministre, qu’on
viendrait me chercher si je fais allégeance, que si… que si… j’ai déjà
mon rapport d’allégeance et d’excuse rédigé, promis fidélité à Yamatoké
contre mes anciens amis, et j’attends, j’attends qu’on vienne me sortir
du trou, je suis las.
Aurelia : Le pays s’est arrêté de tourner.
Caligula : Je le ferai tourner.
Aurelia : Le pays se vide de ses enfants.
Caligula : Je les ferai revenir.
Aurelia : Pour ensuite les massacrer.
La saga des rois (1991)
Le pouvoir est un virus qui rend
paranoïaque ceux qui s’en approchent :
Le grand
prêtre : L’ordalie, Majesté ! Le Poison de Vérité. Tous ceux qui ont des pensées
criminelles mourront, une fois qu’ils auront absorbé le poison.
Le Roi : Cachant mal sa peur. Oui, mais… est-ce que je prendrai aussi du poison
?