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Éditeur : Éditions Ndzé * Collection Théâtres
Diffusion : ALFA, 55 bd Soult 75012 Paris *Coédition avec l'Harmattan |
De l'émotion, du frisson, du plaisir, en un mot, du Théâtre !
« Voici une pièce qui se lit avec plaisir, dont la construction est solide, les personnages campés, l’évolution très lisible.
Le style en est fleuri, drôle, hyperbolique, mais ne tombe jamais dans le pastiche car il possède ses saveurs colorées, semble-t-il toutes africaines. »
Note de lecture, Association Beaumarchais
NOTRE OPINION :
L'intrigue de cette pièce s'inspire directement de Notre Dame de Paris (roman de Victor Hugo). Ce n’en est pas pour autant une nouvelle adaptation. Elle s'en dégage immédiatement par la force de l’alchimie des mots, cette langue que Florent Couao-Zotti a inventée et qui claque comme des flashes sur notre imagination.
Les personnages explosent de verdeur, de hardiesse, ils s’imposent et, même à la simple lecture de ce texte, dès les premières répliques on est plongé « quelque part en Afrique, qui pourrait être Cotonou ou ailleurs » (cit. de l’auteur).
L’humour et le tragique se provoquent à la manière de ces danseurs d’Afrique qui sortent du cercle tour à tour.
Du grand théâtre et du pur Couao-Zotti !
La preuve:
OULIMA.
Donnez-moi alors une raison de me mettre en transe ou de vibrer, la gencive au vent.
CLODO.
On vous dit porteuse d'espérance, femme. Et pour nous, l'espérance a toujours le visage radieux de la beauté.
MODO.
C'est pour cela que nous guettions votre odeur, Madame. Moi, depuis les dernières encres de la nuit ; lui, depuis les premiers émois du jour. Pour vous confier les rainures de nos mains et savoir si leur lecture peut se confondre avec nos rêves.
OULIMA.
Amusant. Je suis venue ici offrir des faveurs que j'ai reçues du ciel et me voici en face de deux individus au discours rassis.